Partager l'article ! 6 jours d'Antibes 2011: Hello, en espérant pouvoir vous faire suivre les 6 jours en direct, Did. Lundi 20 juin, 10h01 ...
Hello, en espérant pouvoir vous faire suivre les 6 jours en direct, Did.
Lundi 20 juin, 10h01'
Je n'aurai donc pu vour mettre un petit mot sur mon blog durant mes 6 jours.
Je vais donc essayé de me rememorer cette course hors norme que j'ai vécu sur les bords de la Méditérrannée.
Dimanche 5 juin
Une journée placée sous le signe de la pluie.
Nous sommes arrivés avec Chantal la veille chez mes Amis Maria et Andres à Antibes.
Le dimanche matin, une pluie forte nous est tombé sur la tête.
Autant dire que nous sommes resté toute la matinée au chaud dans la maison.
Autant vous dire aussi que le moral n'y était pas trop. Et oui, commencer une telle épreuve sous la pluie n'a rien de réjouissant. Enfin, comme vous pouvez le voir, nous n'étions pas non plus à la rue.
Nous sommes donc parti pour l'épreuve vers 14h30.
Heureusement, la météo s'est amélioré et la pluie a cessé.
Pour la température, pas top top mais idéale pour courir.
L'épreuve à donc débuté à 16h00 précise.
Nous sommes donc environs 120 personnes à nous être élancés pour 144h00 d'effort.
Pas grand chose à dire durant ces premières heures. Je me souviens d'avoir fait 50 kms en 5h30'. Soit une bonne moyenne.
Je me souviens aussi me dire que c'est une moyenne que je ne pourrais tenir bien longtemps.
Penser à boire, manger trés régulièrement. Côté ravito, le necessaire y était même si nous avons souvent mangé la même chose.
Au terme de cette première journée, je voulais arriver à 70 kms.
Malheureusement, la météo en a décidé autrement.
Une grosse averse vers les 00h00 m'a obligé à cesser cette première journée avec il me semble 67-68 kms au compteur.
J'ai donc terminé ma journée sous des sceaux d'eau. Et oui, lorsqu'il pleut dans le sud, il pleut.
Et le pire et que j'ai fini sous une douche froide, rien pour me réchauffer.
Heureusement, en ressortant des vestiaires, la pluie avait cesser et j'ai pu repartir à ma toile de tente sec et me coucher pour une première nuit de récupération.
Une bonne première journée.
Lundi 6 juin
Une seconde journée qui c'est dans l'ensemble bien déroulé.
J'ai débuté la journée vers les 6h00.
Une petite nuit ou je n'ai pas vraiment bien dormi.
Difficile de trouver le sommeil et surtout pas mal d'humidité.
Donc, un peu froid, manque de sommeil et hop, il faut recommencer.
Durant la journée, la voute plantaire a commencé à me faire mal.
Un problème que je ne pensais pas avoir aussi rapidement.
Pour le parcours, une boucle de 1025 mètres.
Différentes surfaces avec de légères pentes montantes et descendantes. Donc, pas si facile que cela au fil des tours.
J'ai fait cette seconde journée avec des guêtres pour éviter que les petits cailloux entrent dans les chaussures.
Je suis passé au 24h00 avec 135 kms.
Sur la journée, j'ai fait environ 105 kms.
J'ai pu garder une vitesse constante durant une grande partie de la journée. Par contre, j'ai terminé avec les cuisses un peu bloquées.
Pour la douche, pire encore que la veille. J'ai terminé avec les larmes aux yeux sous une eau trés froide.
Heureusement, j'ai eu le droit à un verre de vin avec ma Blonde et mes amis Seb et Martial qui sont venus passer deux jours à Antibes pour m'encourager.
Mardi 7 juin
Début de journée vers 6h00.
Début de journée en marchant et cela va durer longtemps.
En effet, impossible de courir. Pas que je ne le veuille pas, mais les quadris en avaient décidé autrement. J'avais les quadris qui refusaient de courir.
Il m'a donc fallu marcher durant plusieur heures. J'ai essayé à plusieur reprise de courir mais RIEN...
Comme vous pouvez le voir, j'ai mon Ami et Frère Yves Beauchamp qui est sur le point de me dépasser.
Et en début de soirée, ENFIN, mes quadris ce sont enfin décidés à ce remettre en marche.
J'ai donc repris une petite course jusqu'à la fin de ma journée, soit vers les 00h00.
Côté ravitaux, souvent la même chose mais au moins suffisement pour ce nourrir tout au long de la journée et de la nuit.
Par contre, plus de douche, trop froide. C'est donc avec un gant que je me suis lavé avant le couché.
Ce fut donc une petite journée côté kilomètrage.
J'ai du passer les 48h00 avec environ 210 kms.
Sur la journée, j'ai fait moins de 80 kms, une petite journée.
Avec Yves, nous nous voyons tout du long de la journée mais avons fait notre course chacun de notre côté.
Chacun dans sa bulle mais toujours avec un regard et un geste pour s'encourager mutuellement.
Plus facile à deux.
Mercredi 8 juin
Une journée qui à du commencer vers les 6h00.
Une mise en route de plus en plus difficile au fil des jours.
Et oui, la fatigue commence à ce faire sentir de plus en plus. Heureusement, je commence la journée avec le levé du soleil sur la mer. Et je peu vous dire que c'est un superbe spectacle que je vis chaque matin.
Je peu vous dire aussi que le soleil monte très vite dans le ciel.
Bien plus vite que moi pour faire un tour.
Sur le lien ci-dessus, vous pouvez avoir une idée du circuit.
Pas si facile que cela.
Après un réveil musculaire, aucun problème, ouf.
Les pieds me font de plus en plus mal et à chaque pas, en posant le pied au sol, c'est une douleur de plus en plus insuportable.
Ce qui aide à avancer, c'est ce dire qu'il en est de même pour la majorité d'entre nous.
Côté ravito, je bois pratiquement à chaque tour. Je mange aussi très régulièrement. Tout les deux, trois, quatre tours max.
J'essai de varier entre sucré et salé.
Heureusement, j'arrive à manger relativement correctement.
Le matin, nous avons un petit déjeuner avec pain, confiture, miel, chocolat, café.
C'est donc quatre tartines que je me fais et que je mange en marchant, histoire de ne pas perdre de temps.
Le midi, nous mangeons ce qu'il y a.
Le soir, nous avons un repas chaud avec viande, féculents, fromage, yahourt.
Et la encore, je mange en marchant. Cela m'évite de devoir repartir avec à chaque fois les jambes un peu plus lourdes et fatigués.
Durant la matinée, nous avons des enfants qui sont venus partager un moment avec nous. Pour ma part, j'avais trois petits bonhommes dont malheureusement je ne me souviens plus de leur prénoms.
Je peu vous dire qu'ils couraient plus vite que moi...
Un moment très sympa dont je garde un bon souvenir.
Peu de temps avant notre mi-course, nous nous sommes pris une TRES GROSSE AVERSE sur la tête.
Par chance, je passé devant les vestiaires du stade lorsque l'eau c'est mise à tomber comme vache qui pisse.
Je me suis donc mis à l'abri et attendu une dizaine de minutes.
A ma sortie, tout été trempé. De grande marre d'eau un peu partout, dément.
Puis, le soleil est revenu très rapidement comme si de rien n'était.
J'ai du passer aux trois jours de course avec environ 305 kms.
Là encore, j'ai terminé ma journée vers les minuit.
Sur la journée, j'ai du faire environ 90-95 kms.
Vraiment pas facile de faire 100 bornes par jour.
Une première moitié de faite. Maintenant, on commence à avoir une petite pensée à l'arrivée.
Jeudi 9 juin
Une journée que j'ai commencé avant 6h00. Toujours avec un superbe levé de soleil. Dommage, pas de photos à vous offrir.
Début de journée un peu plus difficile que la veille. Et oui, toujours cette voûte plantaire qui ce fait un peu plus douloureuse à chaque pas.
Pour la météo, plus de pluie de prévu jusqu'à la fin de l'épreuve.
Ce sera donc sous le soleil que nous irons au bout. Pas plus mal, je prèfère cela à la pluie. Côté musculaire, rien de bien
mêchant. Les jambes vont bien même si je ne cours pas bien vite. Je dois de temps en temps faire une pointe de vitesse à prés de 10 km/h et ceux durant qq secondes.
Côté vestimentaire, je cours torse nu le matin et ac un petit maillot très légé l'après midi pour me protéger du soleil. Pour le bas, j'aurai fait le max de cette épreuve en short. Pour les chaussures et chaussettes, j'en changeai régulièrement, histoire de garder les pieds le plus sec possible.
Au cours de la journée, les premiers signes d'ampoules apparaissent. Ce sont des ampoules qui ce forment au niveau des talons et du petit orteil gauche. Autant dire qu'au fil des heures, les ampoules ce font de plus en plus présentes.
Côté stratégie, je décide de ne pas me coucher comme à l'habitude.
J'ai pris du retard sur mon plan de marche et je continue d'avancer jusqu'au environ de 3h00 du matin.
Je passe aux 4 jours de course avec environ 400 kms au compteur. Je n'ai pas de marge d'erreur pour parvenir aux 600 bornes.
Ainsi, j'arrive avec difficulté à faire un peu plus de 100 kms durant cette journée.
Je me couche donc vers les 3h30 après avoir fait une toilette de chat avec l'aide de Chantal qui fait un superbe job tout du long de cette épreuve.

Reste environ 36h00 de course pour parvenir aux 600...
Vendredi 10 juin
Après un repos de qq heures, puisque je repars vers les 6h30, c'est encore une longue journée qui commence.
La douleur à la voûte plantaire ne s'arrange pas.
De plus, mes ampoules en ce début de journée sont bien sensibles. Tant pis, il faut avancer. De plus, c'est notre dernière grosse journée. Et oui, demain samedi, c'est l'arrivée.
Une journée encore bien difficile. Les kms s'égrènent mais trop doucement à mon gout. J'ai le moral qui commence à me tomber dans les basket. J'ai un gros doute sur la réalisation de mes 600 bornes. De plus, je rale, je suis en colêre contre moi car je me rend compte que toute ma préparation hivernale ne met pas d'un grand secours compte tenu de mes pieds douloureux. Bref, pas content le grand blond...
Et pour couronner le tout, durant l'après midi, c'est mon périoste droit qui ce réveille avec une douleur bien aigu et bien
douloureuse.
Je ne prend aucun risque. Je m'arrête qq minutes plus tard auprès de ma Blonde qui me fait un superbe taping grace auquel je vais pouvoir finir mes 6 jours.
J'ai mon Ami Gérard Buisson et son amie Annick qui viennent finir les dernières 24h00 avec Yves et moi.
Je passe aux 5em jour de course avec environ 490 kms au compteur.
Trop juste à mon gout.
La tête ne va plus, et je décide de m'arrêter vers les 23h00. Je n'avance plus et me pieds me font mal. Et comme dit Chantal, je ne fais que me plaindre. Donc, je décide de plier boutique. Elle n'est pas contente ma Blonde. Comme elle dit, je ne te reconnais pas. Au lieu de te battre, tu baisses les bras... Et elle a raison.
Je ne me change pas, je reste donc dans ma crasse au cas ou le moral et les jambes décident de repartir au cours de la nuit.
Sur la journée, cela m'aura fait environ 90 kms, trop juste par rapport à mon plan de marche.
Tant pis, j'en ai marre.
Samedi 11 juin
Dernière journée... Comme quoi, tout arrive.
Comme les autres jours, la levée du corps ce fait vers les 6h00 ou un peu plus avec le moral dans le fin fond de mes
baskets.
J'enfile mes chaussures et oh surprise, mes pieds me font super mal.
Entre les ampoules, la voûte plantaire et le périoste, rien ne va plus.
Au bout d'un tour, je decide donc d'enlever les chaussures de jog pour mettre mes tongs. Et oui, j'ai vraiment du mal à supporter mes chaussures.
Au bout d'un tour ou deux, je décide de remettre mes chaussures, ouf, ça fait mal... Très mal.
Tant bien que mal, je reprend un semblant de course.
En ce début de journée, je suis avec Yves. C'est l'une des premières fois depuis le début de l'épreuve que nous sommes ensemble.
Yves est en avance sur moi et je crois en c'est chance d'atteindre les 600 kms.
Je me met à courir avec lui durant qq tours.
Les pieds s'habituent aux chaussures et la forme et le moral reviennent.
Le fait d'avoir pu courir avec Yves m'a remonté.
Puis, je regarde le tableau.
Il me reste 65 kms et 7h30 environ pour parvenir au 600 kms.
Je repars avec Yves et il me faut réflèchir très vite.
Et oui, il reste très peu de temps.
Je regarde Yves.
Et puis les mots suivants sortent de ma bouche.
"Yves, je vais chercher les 600".
Et bang, comme un coup de fusil, je pars.
Mes pieds me font tout d'un coup moins mal, je ne pense plus qu'à ce chiffre magique pour moi.
Au passage suivant à la toile, ou ce trouve Chantal, la même chose.
Une toute petite halte et les mots suivants sortent une nouvelle fois de ma bouche.
Il y a Chantal, ma Blonde, Gégé et Annick.
Je les regarde, les yeux commencent à ruisselets et
"Je vais faire mon job pour arriver aux 600, à vous de faire le votre".
Et c'est reparti.
Une journée de folie commence alors.
Je cours, je cours, plus rien ne peu m'arrêter.
Je ne prend plus de pause aux ravitos de l'organisation.
C'est mon assistance perso, soit Chantal, Gégé et Annick qui s'occupent de moi. Egalement Karl de temps en temps qui est là également.
Et les tours s'égrênnent. Je cours tel un robot, n'ayant qu'un seul objectif.
Je me repose sur Gégé et Chantal pour le ravito.
Je prend tout ce qu'ils me donnent.
Ce sera un long contre la montre de plusieurs heures.
Je cours, je pleure, c'est dure, il fait chaud mais il me faut avancer.
Deux fois je vais devoir m'arrêter car mes jambes ne veulent plus.
On m'allonge dans le camion de Gégé, me relève les jambes et durant qq minutes, je reprend mon souffle.
La seconde fois, le doc est avec moi, Wilfried.
Il me reste je pense trois heures au max pour parvenir aux terme des 6 jours.
Je commence à être épuisé mais il me faut repartir.
Après une dizaine de minutes allongé, je ressors.
Mes muscles ce sont refroidis mais il me faut courir.
Je m'y remet tant bien que mal et hop, ça repart.
Je cours autour des 10 km/h, ça brûle.
Mes jambes n'en peuvent plus, mais la tête me dit de continuer.
Tout d'un coup, au bout de la ligne droite d'athlétisme, un grand moment d'émotion m'attend.
C'est mon Ami Yannick Valet qui est là avec sa femme Véronique.
Je lui tombe litéralement dans les bras sans la moindre parole.
Evidement, j'ai les yeux plein d'eau. 8 ans que nous ne nous sommes plus vu.
Au bout d'une bonne minute, peu être plus, enfin je suis en état de parler. Et je lui dis que je veux parvenir aux 600 bornes.
Pour cela, il me faut repartir sans perdre de temps.
Je repart donc et il me reste environ deux heures à courir.
Yannick et Véro resteront prêt du tableau et m'indiqueront le kilomètrage.
Je ne peu rien lacher. Il me faut tenir ma vitesse.
Je mange, je bois, je pleure, j'ai mal partout. Gégé, Annick et ma Blonde font un super boulot. Rien à dire, ils sont présent à chaque tour.
Et puis, c'est Gilles Frédiani, un Ami qui vient finir la course avec moi.
C'est un très bon coureur de trail.
Je ne suis pas seul pour cette fin de course.
Moins d'une heure à faire et toujours cette course aux 600.
Je suis juste, très juste. Je n'ai plus le droit à la moindre pause, à la moindre faiblesse, c'est du délire.
Je cours, je pleure, je cours, je pleure, cela devient de plus en plus difficile.
C'est maintenant Gégé qui vient finir la course avec moi.
Je cours de plus en plus vite.
Oups, il me faut terminer cette aventure.
Promis, je vais le faire trés bientôt.
Je termine mon séjour en France avec mes Parents.
OUPS, OUPS, OUPS...
Il doit me rester qq minutes maintenant, 10-15, je ne sais plus.
De toute manière, mon seul souci est d'avancer et de passer au dessus des 600.
Yannick me dit de ne pas ralentir, c'est dingue.
J'ai l'impression de courir un 100 mètres.
Les autres coureurs sont maintenant avec les drapeaux, ils marchent pour la majorité est savourent ces derniers instants. Pour ma part, je savoure à ma manière puisque je vais de plus en plus vite.
Je passe entre les coureurs qui font une haie d'honneur, je pleure, je tape dans les mains des athlétes. C'est dément, j'aimerai être à leur côté mais je peu pas, il me faut absolement avancer.
Je dois courir entre 11 et 13 km/h. Autant dire qu'à l'issu d'un 6 jours, c'est très rapide.
Je pleure, je cours, j'avance encore et encore.
Je passe devant le ravito et il me reste maintenant 4 minutes pour parvenir au terme des 144h00 de course.
Je passe une dernière fois devant Yannick qui m'indique 599 kms au tableau.
C'est maintenant Wilfried, le doc qui cours à mes côtés.
Il m'asperge le visage d'eau en me criant de ne pas lacher.
C'est dingue, un dernier passage sur la piste d'athlétisme, sur l'allé devant le Poilu" Statut à la mémoire des Soldats Français", ou sont toutes les toiles et camping car. Et Wilfried, Gégé, Gilles, Yannick qui cours à mes côtés.
Encore de l'eau dans le visage qui me surprend, des cris d'encouragements, un dernier passage le long de la Méditérrannée, moins d'une minute à courir, j'accélére. Je n'en peu plus, je suis en hypo, je pleure encore, tout mon corps me dit stop.
Un ultime virage à gauche, je me retrouve sous les platanes.
10 secondes, j'accélére encore, histoire de ne pas me retrouver à 599.9 et avoir des regrets énormes, 9-8-7-6-5, j'arrive derrière l'ére d'arrivée, il doit me rester 150 métres pour terminer un tour, 4-3-2, les ultimes foulées de ce 6 jours, 1 et un grand coup de sirène pour mettre un terme à cette folle épreuve.
C'EST TERMINE...
Mes deux jambes, mon cerveaux, tout mon corps me lâche.
On me tient de chaque côté et m'allonge au sol.
Je suis incapable de bouger.
C'EST TERMINE.
Je viens de faire le plus long contre la montre de toute ma vie.
Un contre la montre de 7h30.
Mes amis sont tous autour de moi, me félicitent, m'entourent.
Ma Blonde aussi est là.
On me recouvre avec une couverture de survie.
les jambes commencent à me lancer.
je suis incapable de bouger. C'est dingue.
Qq minutes avant je courais et maintenant, je suis dans l'impossibilité de faire le moindre pas.
Wilfried et ma Blonde s'occupent de moi pour alléger mes douleurs.
Me voici avec une perf dans le bras droit.
Moi qui déteste les piqures, je n'ai absolument rien senti.
Je dis à Wilfried que j'ai trés mal aux jambes. Au niveau des adducteurs. Cela me lance tel le mouvement des vagues.
Il me dit de ne pas m'inquiéter et que d'ici qq minutes, la douleur serait partie.
Effectivement, après qq minutes, oh miracle, plus de douleurs.
Je suis toujours allongé au sol, sur l'herbe, un peu de soleil dans le visage et je me sens bien.
Plus de douleur, juste apprécier d'être allongé et entouré de ma Blonde et amis. Yves, vient à son tour de voir. Nous échangeons qq mots et larmes.
J'ai toujours la perf qui me coule dans les veines.
Aprés je pense une bonne heure, c'est sur une civière que l'on me raméne sous la toile de l'infirmerie.
Après avoir couru, marché durant 6 jours, je termine ce petit bout de parcours porté par 4 copains. Le PIED...
J'ai toujours la perf au bras.
Je suis bien, plus de douleur, j'oserais presque dire en pleine forme et prés à repartir.
Mais bon, je reste allongé encore un peu.
Cela doit faire maintenant pas loin de deux heures que je récupére.
Wilfried, le doc me dit au revoir, et oui, il a un train pour Paris.
Il est tout géné de devoir me laisser ainsi. Nous sommes devenu ami et avons apris à nous apprécier durant ces 6 jours.
C'est maintenant la remise des prix.
Je me relève et, miracle, hormis le fait d'avoir les jambes fatigués, plus la moindre douleur.
Je me dirige donc vers l'assemblée ou ce trouve coureurs, assistances, organisations.
C'est à mon tour de recevoir une médaille et d'entendre d'une manière officielle que je suis à 601 kms, OUFFFFFF...
J'ai fait mon job et bien content de l'avoir fait.
C'est maintenant terminé.
Je peu allé prendre une bonne douche. Et une douche CHAUDE.
Le pied, enfin pouvoir se laver sous une eau chaude.
Mes cheveux sont secs, mes pieds un peu abimé avec 5 ampoules.
Ma peau un peu cuite par le soleil.
Après donc une bonne douche, nous allons rejoindre tout le monde pour le repas.
L'ambiance est feutré, calme. Et oui, chacun fonctionne au ralenti.
C'est une soirée un peu spéciale, Gérard l'organisateur c'est marié dans l'après midi. Ce repas est donc un repas de noce.
Ma Blonde a encore des ressources pour danser et profiter.
De mon côté, je discute avec Marc, mon ami québécois qui a aussi fait les 6 jours.
Il est maintenant tant de partir dormir.
Tout comme pour notre arrivée, nous prenons la voiture et allons dormir chez mes Amis Andres et Maria.
Heureusement, ils habitent à Antibes.
Après qq minutes de route, nous arrivons.
Les yeux ce ferment, la fatigue nous envahi.
Nous mettons un terme à ces 6 jours de course.
C'EST FINI...
Merci à toutes les personnes qui m'ont encouragé durant ma préparation au cours de cette hiver 2011.
Merci à toutes les personnes qui ont eu une pensée pour moi au cours des 6 jours d'Antibes.
Merci à toutes les personnes qui m'ont envoyé un petit message d'encouragement durant les 6 jours.
Vous avez pris le temps de m'encourager, de me lire.
A mon tour de prendre le temps de tous vous sitez.
Andréa Senaize. Marie-Josée Larouch. Mes Parents. Pierrette et Roland Videau " Ma Nounou". Guylaine Leblanc. Isabelle Morin. Lucie, Bruce et Nicolas Gordon. Gilles Frédiani. Carole. Carole Bourret. Nelly Senaize. Famille Martin-Cana. Sebastien Kambly, Martial Ollivier "support Kambly". Hèléne, Marco et Olivier Ciarlo. Sylvain et Marlène. Marc et Soizic. Manon Charron. Chantal Castonguay. Lucie Graziano. Christian Mauduit. Robert Huberdeau. Yannick Carrier. Alain Couterot. Francine Lorange. Patrice et Patricia Baldini. Sylvie Richard. Jacynthe et Marc Mezda. Benoit Viau. Marie-Pierre. Julien Chatellier. Françoise Kambly. Johanne et Remy. Francine et Michel. Lise Talbot-Bélair. Sylvain Robert. Olivier Zeiter. Yvan et Vérane. Jaime. Manu Conraux. Patrice Veillette. Denis, Jocelyne Beauchamp. Sylvain Bernier. Claude Nadon. Bernard Estatof. Michel Reeves. Chantal Murphy. Jeremy Bigras. Charles Olivier Trav. Eddy. Alexandre French. Mathis Pedneault. Christiane. Lori Dufour. Jean-Paul frey. Jean-Philippe et Mélissa. Yvon. Michelle et Carol. Carole Brunette. Famille Boudry. Isabelle Nezet. Lauriane, Adrien, Marie. Danielle Bertrand. Rachel. Luc. Josée Begin. J.P. Tessier. Justine Landry. Emy Schanzenbach. Guy Rossi. Audrey Beauchamp.
Merci à tout les membres du Carrefour Multisports "Laval".
Merci à tout les membres de Régina.
Merci à tout les membres de Studiocycle.
Merci à Gégé et Annick qui sont venus faire mon assistance durant les 24 dernières heures.
Merci à Seb et Martial qui sont venus faire mon assistance durant les 48 premières heures.
Merci à Patricia, Patrice, Gilles, Yannick, Véro, Andres, Maria qui sont venus m'encourager à Antibes.
Merci à Wilfried le doc, les bénévoles, organisateurs et athlétes pour ces 6 jours.
Merci à mes Parents qui me suivent et m'encouragent depuis très longtemps.
Un grand MERCI à ma Blonde Chantal pour sa présence tout du long des 6 jours.
Encore une fois, un GRAND MERCI à vous toutes et tous.
Prochain objectif, le marathon de Montréal.
Merci, Didier
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||